Adénopathie cervicale de l'adulte | La Revue du Praticien
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Adénopathie cervicale de l'adulte
Béatrix Barry le 23-07-18

Attention à ne pas multiplier inutilement les examens complémentaires.

Chez un patient ayant une ou plusieurs tuméfactions cervicales, la démarche étiologique, bien codifiée, repose sur l'interrogatoire et l'examen clinique ; il faut limiter les explorations complémentaires afin de poser un diagnostic rapide, sans perte de temps ni de chance.
La date de découverte est une information essentielle car elle permet de différencier les adénopathies aiguës (apparues depuis moins de 8 jours) des subaiguës (depuis 2 à 3 semaines) ou chroniques (plus de 2 mois). Cette distinction est importante car les formes aiguës-subaiguës sont plutôt d'origine infectieuse, alors que les ganglions persistants doivent faire éliminer avant tout un cancer ou un lymphome des voies aérodigestives supérieures (VADS).
Aucune biopsie chirurgicale ne doit être réalisée à l'aveugle, avant d'avoir recherché l'étiologie et pratiqué un examen de la muqueuse des VADS.

ÉLIMINER CE QUI N'EST PAS UN GANGLION
Les tuméfactions multiples et latérales sont souvent des adénopathies. Si elles sont uniques ou médianes, d'autres diagnostics sont possibles. L'échographie fait en général facilement la différence entre ces affections et un ganglion.

ADÉNOPATHIES CERVICALES AIGUËS
Il s'agit le plus souvent de ganglions bilatéraux sensibles, sans réaction cutanée en regard, apparus depuis 8-15 jours dans le contexte d'une infection des voies respiratoires supérieures : rhinopharyngite, angine… Il n'y a pas ou peu de signes inflammatoires locaux. Le traitement de la cause les fait disparaître.
Lorsque la tuméfaction est volumineuse et douloureuse, 2 étiologies principales :
– la surinfection d'un kyste congénital sous-digastrique (mou ou rénitent, lisse, bien limité),…