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Vie et mort de la Dame de Beauté - L’étude médicale des restes d’Agnès Sorel
Philippe Charlier le 15-10-05

L’examen des restes de la très belle maîtresse de Charles VII ne peut conclure à son assassinat, mais il révèle que le décès est probablement lié à une intoxication mercurielle aiguë.

Agnès Sorel (1422-1450), maîtresse officielle du roi de France Charles VII, a probablement été l’une des figures féminines les plus importantes de la fin du Moyen Âge européen. Représentée par de nombreux artistes, notamment par Jean Fouquet, le souvenir de sa beauté extraordinaire a traversé les siècles, mais aussi celui de son influence politique et culturelle. Véritable aiguillon intellectuel du roi, elle le pousse à lutter contre la présence anglaise en Normandie et invite de nombreux artistes étrangers à la cour et dans son entourage. Sa mort brutale, en 1450, survient peu après qu’elle eut révélé au roi un complot le visant. La rapidité et la précocité de sa disparition font très tôt suspecter un empoisonnement. Un procès est organisé contre Jacques Coeur, son ancien ami et confident, qui finit par être lavé de tout soupçon, mais est tout de même condamné pour des raisons financières…