Espace abonné | connectez-vous
Image mystérieuse
Cliquez pour vous tester
A quoi pensez-vous ?

Photothèques
Sommaires de la revue du praticien
oxygène
Histoire de la médecine
Claude Bernard ou la fin du vitalisme
Jean Deleuze le 20-10-17

"Définition de la vie". Par Claude Bernard. Suivi de Claude Bernard ou l'Incarnation de la physiologie, par Alain Prochiantz, Éd. VillaRrose, Paris, 2016, 110  pages, 12 €.

En 1878, trois ans avant sa mort, Claude Bernard publiait dans La Revue des deux mondes un long article intitulé Définition de la vie. Ce texte majeur est réédité aux Éditions VillaRrose, accompagné d'une belle analyse d'Alain Prochiantz et de dessins de Fabrice Hyber.
Claude Bernard y décrit les différentes conceptions de la vie depuis l'Antiquité (ou disons du "vivant" pour reprendre une expression plus moderne), mais analyse surtout celles des vitalistes, pour lesquels le fonctionnement du corps était régi par une force ou un principe vital ordonnateur, principe au départ quasi métaphysique, mais qui avec le temps et les progrès de la physique et de la chimie se "recentra", sous l'influence de l'école vitaliste de Montpellier (Barthez), puis de Bichat, au sein même du corps humain. L'idée était que les processus physico-chimiques nécessairement à l'oeuvre dans les corps vivants en provoquaient l'usure (la respiration est ainsi une combustion) et, à la longue, la destruction et la mort (ce qui n'était pas le cas de leur action sur les corps inanimés qui paraissaient immuables). Seul donc un principe vital pouvait s'opposer à cette influence délétère et maintenir le vivant dans sa cohérence aussi longtemps qu'un événement tel que par exemple une maladie ou…