Espace abonné | connectez-vous
Image mystérieuse
Cliquez pour vous tester
A quoi pensez-vous ?

Photothèques
Sommaires de la revue du praticien
oxygène
Vaccin HPV chez l'enfant et l'ado, comment convaincre ?
François Denis le 30-09-18

Informer et rassurer le public… et aussi les médecins.

Les vaccinations contre les HPV et l'hépatite B (HBV) sont les seules capables de prévenir des cancers humains. Ces deux vaccins sont dramatiquement sous-utilisés.

Épidémiologie
Les HPV à tropisme muqueux sont des virus résistants, pouvant persister au niveau des muqueuses et de la peau.
Très contagieux (70 % des adultes font au moins une infection à HPV durant leur vie), leur mode de transmission est sexuel. Ces infections génitales sont les plus fréquentes des IST des 2 sexes. La contamination est très précoce, dès les premiers rapports, avec une forte progression dès 16 ans et un pic à 20- 25 ans. Dans 60 % des cas, l'infection survient dans les 5 ans suivant le début de l'activité sexuelle.
Parmi ces virus à tropisme muqueux, on distingue des génotypes à haut risque (une vingtaine) dont les 16 et 18 à fort pouvoir oncogène, suivis par les 31, 33, 45, 52, 58, 59. D'autres sont à bas risque oncogène (une dizaine dont les 6 et 11). Les vaccins actuels couvrent les génotypes les plus importants.

Pathogénie
Les HPV sont responsables de tumeurs bénignes, les condylomes, touchant les 2 sexes (433 000 nouveaux cas/an). Ils sont impliqués chez la femme dans des cancers du col (100 %), du vagin (70 %) et de la vulve (40 %), et dans les 2 sexes : cancers de l'anus (88 %) et ORL (25 %). Chez l'homme, ils jouent un rôle dans le cancer du pénis (50 %).
En France, le cancer du col, 12e cancer féminin, entraîne annuellement – malgré la mise en place du dépistage (très insuffisant) – 2 800 cas, près de 1 000 décès et 36 000 conisations.
Lors de contacts sexuels, les HPV infectent les cellules épithéliales. Dans 80 % des cas, ils sont éliminés, mais selon les génotypes, ils peuvent provoquer des condylomes ou, pour les oncogènes,…