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oxygène
Un premier prix Nobel pour la chronobiologie
Yves Dauvilliers le 30-01-18

Les mécanismes à l'origine des rythmes circadiens honorés par le prix Nobel de physiologie ou médecine 2017 récompensent ainsi trois chercheurs américains : Jeffrey Hall, Michael Rosbash et Michael Young. Ce prix est le premier récompensant les travaux portant sur la chronobiologie dans l'histoire des prix Nobel de médecine.

La rythmicité circadienne est une propriété presque universelle rapportée chez les organismes unicellulaires, les plantes et les animaux, permettant la vie sur terre et la synchronisation avec la rotation de notre planète. Notre système circadien est composé d'oscillateurs centraux et périphériques hiérarchiquement organisés. Jeffrey Hall, Michael Rosbash et Michael Young ont décortiqué les mécanismes moléculaires générant et contrôlant les rythmes circadiens. Au niveau moléculaire, l'horloge centrale et les oscillateurs périphériques impliquent de nombreux facteurs génétiques et consistent en un réseau de boucles d'autorégulation transcriptionnelle et traductionnelle négative.

Les découvertes
L'influence des rythmes biologiques sur les organismes vivants est connue depuis l'Antiquité. Le plus connu et le plus déterminant est certainement le rythme circadien, circa en latin signifie "autour de" et dies "jour", d'environ 24 heures, correspondant à la durée d'une journée terrestre. L'astronome français, Jean-Jacques d'Ortous de Mairan, avait déjà au xviiie siècle mis en évidence que les feuilles du mimosa se fermaient à la tombée du jour et constataient que les feuilles continuaient à s'ouvrir et se fermer dans l'obscurité complète pendant plusieurs jours avec une cyclicité proche de 24 heures…