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oxygène
Transplantation pulmonaire
Marc Stern, Clément Picard, Antoine Roux le 12-03-18

Pneumologie. La transplantation pulmonaire offre désormais aux patients atteints d'une insuffisance respiratoire chronique très évoluée une réelle espérance de vie proche de la normale, au prix toutefois d'un engagement personnel conséquent et d'un risque de complications encore non négligeable.

Depuis 1983, date de la première transplantation pulmonaire réussie, plus de 60 000 greffes pulmonaires ont été réalisées à travers le monde et plus de 4 000 sont effectuées chaque année, comme le rapporte le registre de l'International Society for Heart and Lung Transplantation (ISHLT). La situation de la transplantation pulmonaire s'est transformée au fil des années tant en termes de nombre de greffes, de durée d'attente qu'en termes de techniques chirurgicales, de conditions de prélèvements des donneurs, de prise en charge médicale immédiate et à long terme. Ces évolutions s'accompagnent d'une amélioration notable de la survie postgreffe, faisant de la transplantation pulmonaire un traitement reconnu et fondé de toute insuffisance respiratoire chronique non neuromusculaire lorsque le pronostic vital est engagé. L'évaluation par une équipe de greffe fait maintenant partie des recommandations de prise en charge de nombreuses pathologies respiratoires, notamment la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et la fibrose pulmonaire.

Principes et évolution
Les principes fondateurs restent d'actualité, à savoir :
- apporter une solution thérapeutique à un patient atteint d'insuffisance respiratoire chronique sans autre perspective thérapeutique si la mortalité attendue excède 50 % à 2 ans ;
- améliorer la survie ; cela suppose d'intervenir au bon moment de l'histoire de l'insuffisance respiratoire et d'écarter les patients ayant une comorbidité engageant le pronostic vital à court ou…