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oxygène
Transplantation fécale
Caroline Trang-Poisson le 10-10-19

Les premiers cas de transplantation fécale décrits remontent au IVe siècle après J.-C. et concernaient des soldats chinois ayant des symptômes digestifs sur les champs de bataille, alors améliorés par la prise empirique d'échantillons de selles de collègues bien portants. Il faut ensuite attendre 1958 pour voir les premiers cas décrits dans la littérature médicale et initialement effectués pour des diarrhées post-infectieuses, puis, en 1983, le premier cas effectué pour une colite à Clostridioides difficile avérée. C'est la publication en 2013, par une équipe hollandaise, de la première étude randomisée contrôlée comparant l'utilisation de la transplantation fécale à un traitement par vancomycine, avec ou sans préparation colique, qui confirme l'efficacité de ce traitement dans les cas de colites à C. difficile récidivantes et met en lumière ce traitement.

Quelles indications dans le soin courant ?
La seule indication de transplantation fécale validée dans le soin courant par les sociétés savantes européennes et nord-américaines concerne les colites à C. difficile récidivantes, à savoir au moins trois épisodes de colites confirmées par la présence de toxines dans les selles et avec un intervalle de moins de 8 semaines entre les épisodes, malgré un traitement bien conduit par fidaxomicine et/ou vancomycine.

Quels résultats ?
Une dizaine d'études randomisées contrôlées publiées depuis 2013 ont confirmé l'efficacité de ce traitement dans les colites à C. difficile récidivantes avec des taux de guérison sans rechute de l'ordre de 80 à 94 % sans différence notable entre les voies d'abord, haute ou basse, les volumes administrés (de 50 à 500 mL), l'utilisation de selles congelées ou non, le type de donneur, unique ou multiple…