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Rattrapage vaccinal chez les migrants primo-arrivants
Nicolas Vignier le 10-06-19

Les migrants primo-arrivants peuvent avoir une vulnérabilité particulière aux maladies infectieuses en lien avec l'épidémiologie dans leur pays d'origine mais aussi avec leurs conditions de migration et de vie en France. Un risque épidémique est possible dans certaines conditions, comme cela a été observé à Calais et à Paris (épidémies de grippe, de rougeole et de varicelle dans les camps). À ce risque, il faut confronter une couverture vaccinale inégale d'une population à l'autre et souvent incomplète en raison des différences existantes entre les calendriers vaccinaux des pays d'origine. Ils sont en règle générale moins complets que celui en vigueur en France et s'arrêtent souvent à l'âge de 2 ans, conférant ainsi une protection insuffisante chez les jeunes et les adultes. Les calendriers vaccinaux des différents pays peuvent être consultés sur le site de l'Organisation mondiale de la santé.

En cas de statut vaccinal connu mais incomplet
Dans les rares cas où le statut vaccinal est connu (carnet de vaccination du pays d'origine disponible), la stratégie de rattrapage vaccinal proposé dans le calendrier vaccinal français doit être appliquée, en respectant les règles de base du rattrapage : toutes les doses de vaccins reçues comptent indépendamment le délai écoulé depuis la dernière dose reçue si les intervalles minimaux entre les doses ont été respectés, et aucune association vaccinale n'est déconseillée en dehors de la co-administration des vaccins vivants viraux.

En cas de statut vaccinal inconnu
Le rattrapage vaccinal chez les personnes dont le statut vaccinal est inconnu doit, le plus souvent, être mis en oeuvre en l'absence de preuves vaccinales. En l'absence de recommandations officielles, les pratiques des médecins français sont variables et vont d'une reprise complète de…