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Quelle place pour le médecin traitant dans le repérage des consommations de substances psychoactives ?
Philippe Michaud, François Bloedé le 10-11-17

Les médecins traitants sont particulièrement légitimes pour aborder avec leurs patients la question de leur consommation d'alcool, de tabac et de drogues. Une action à renforcer.

La consommation de substances psychoactives est un phénomène universel et concerne tous les âges, si l'on inclut les substances psychoactives pharmaceutiques. Bien que leur consommation ait pour motivation première de soulager ou d'exalter l'état psychique, on ne peut nier qu'elle peut aussi altérer gravement l'état de santé. L'effet sur la santé de la consommation d'alcool et de tabac est bien mesuré ; c'est moins le cas pour les drogues illicites et les substances psychoactives prescrites. Selon toute vraisemblance, un tiers au moins de la clientèle adulte du médecin généraliste est en danger du fait de la consommation de tabac, d'alcool ou d'autres produits. L'Organisation mondiale de la santé met l'accent sur le caractère massif des années en bonne santé perdues du fait du tabac et de l'alcool.

Se savoir légitime, utile – et agir !
Par contraste avec le dépistage de l'hypertension artérielle, du diabète et des dyslipidémies, les facteurs de risque de consommation de substances psychoactives sont peu recherchés. Une enquête assez ancienne, datant de 2003, mais jamais répliquée montrait que 26 % des Français ayant consulté leur médecin généraliste dans l'année écoulée avaient eu une conversation sur le tabac, mais seulement 8 % sur l'alcool, et encore moins (4 %) sur les substances psychoactives illicites, alors que le public leur reconnaît toute légitimité pour le faire. Pour le tabac, la situation évolue et est…