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Sommaires de la revue du praticien
oxygène
À partir de quelle évaluation initiale de la fonction rénale demander conseil au néphrologue ?
Maurice Laville le 30-03-19

Trois éléments qui dessineront trois types de situations sont à prendre en compte dans le parcours de soins qui doit se mettre en place.

La maladie rénale chronique concerne environ 10 % de la population adulte. Les principaux pourvoyeurs en sont le diabète et l'hypertension artérielle. Le pronostic est dominé par le risque de progression vers l'insuffisance rénale dite "terminale", nécessitant le recours aux traitements de suppléance par dialyse et transplantation. Mais la maladie rénale chronique est aussi, dès les stades précoces, un facteur indépendant de risque cardiovasculaire. À côté des autres comorbidités éventuelles, une attention particulière doit être portée à la prévention des événements cardiovasculaires qui pèsent très lourd sur le pronostic et vont, à terme, conditionner les possibilités d'accès à la greffe ou aux modalités de dialyse autonome. La découverte d'une maladie rénale chronique, souvent fortuite ou lors d'une évaluation systématique chez les personnes à risque, pose au praticien la question de savoir s'il faut demander d'emblée un avis à une équipe néphrologique ou si le patient peut être simplement suivi par son médecin traitant.

Trois éléments à prendre en compte
En fait, la réponse à cette question dépend des résultats d'une évaluation initiale qui se compose de trois éléments d'information.
Les antécédents (y compris familiaux) et les comorbidités vont donner une orientation en termes de cause de la maladie rénale et de risque évolutif : affection des voies urinaires (lithiase, infection, chirurgie, kystes), obésité et diabète, goutte, hypertension artérielle, maladie cardiovasculaire (insuffisance cardiaque, maladie coronaire, athérome périphérique), maladie systémique,…