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Particularités de l'insomnie chez le sujet âgé
Marie-Françoise Vecchierini le 10-11-17

Le sommeil se détériore objectivement avec l'avancée en âge, mais la plainte de mauvais sommeil et d'insomnie diffère beaucoup d'un sujet âgé à l'autre.

Quelles définitions ?

L'insomnie du sujet âgé partage la même définition que celle de l'adulte jeune selon la classification internationale des troubles du sommeil (ICSD3) [v. p. 847]. Les éveils nocturnes sont les troubles les plus fréquents, mais les difficultés d'endormissement ou un réveil trop matinal sont également présents, de façon isolée ou associée. Lorsque ces troubles deviennent sévères, fréquents, retentissent sur la qualité de la journée et engendrent une plainte, on parle d'insomnie, et s'ils sont présents depuis au moins 3 mois on parle d'insomnie chronique. Bien entendu, il faut repérer le sujet âgé qui dort devant la télévision puis ne trouve plus le sommeil une fois au lit et éviter de prendre pour un réveil trop précoce une avance de phase, fréquente chez le sujet âgé.
La prévalence de l'insomnie chez le sujet âgé est élevée en population générale (20-48 %) et augmente avec l'avancée en âge. Elle diffère beaucoup selon l'état de santé du sujet âgé, montrant que l'âge n'explique pas à lui seul les modifications du sommeil. La prévalence de l'insomnie, selon la définition de l'ICSD3, est d'environ 10 %. La prévalence de l'insomnie "comorbide" est plus élevée que celle de l'insomnie sans comorbidité. L'insomnie est plus fréquente chez la femme qui consomme plus d'hypnotiques. Elle tend à persister ou à s'aggraver en l'absence de prise en charge.

Quels sujets âgés ?
À âge égal, l'état de santé des individus peut être très différent. Il est donc indispensable de…