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Inégalités de santé selon le sexe pour les maladies cardiovasculaires
Anne-Laure Madika, Claire Mounier-Vehier le 30-04-19

À âge égal, les femmes ont plus de facteurs de risque cardiovasculaire que les hommes. Un risque sous-évalué, associé à une inégalité préjudiciable de la prise en charge et à une surmortalité.

Les maladies cardiovasculaires demeurent la première cause de mortalité chez la femme et constituent un problème de santé publique d'autant plus inquiétant que leur incidence et la mortalité qui leur sont liées augmentent chez les femmes les plus jeunes. Cette évolution alarmante peut s'expliquer par une modification des comportements ainsi que par une méconnaissance et une sous-estimation du risque cardiovasculaire féminin, entraînant des inégalités de prise en charge.

Une alerte épidémiologique
Première cause de mortalité chez la femme dans les pays industrialisés, les maladies cardiovasculaires sont responsables de 49 % des décès chez les femmes en Europe (contre 40 % chez les hommes). Plus de 2,2 millions de femmes meurent ainsi chaque année de maladies cardiovasculaires alors que pour les hommes ce chiffre est de 1,9 million. En France, les maladies cardiovasculaires occupent également la première place des décès féminins en représentant 30 % des causes de mortalité. Chez les hommes, elles ne constituent que la deuxième cause de décès (25,1 %), la cause tumorale étant prédominante.
Si l'essor de la prévention et l'amélioration des stratégies thérapeutiques ont permis une diminution de la mortalité cardiovasculaire au cours des dernières décennies, cette décroissance n'est cependant pas homogène selon l'âge et le sexe. Ainsi, si une réduction de la maladie coronaire est observée chez les hommes quel que soit leur classe d'âge, une augmentation inquiétante est retrouvée chez la femme de moins de 55 ans (+ 6,7 %). La proportion de femmes de moins de 60 ans hospitalisées…