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Époétines recombinantes humaines (Aranesp, Eprex, Binocrit, Neorecormon, Eporatio, Retacrit, Mircera) : risque de réactions cutanées sévères
ANSM le 11-01-18

(Extraits de la lettre aux professionnels de santé de l'ANSM du 22 septembre 2017)

Des réactions cutanées sévères ont été rapportées chez des patients traités par des époétines recombinantes humaines.

Parmi ces réactions, des cas de syndrome de Stevens-Johnson et de syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) ont été rapportés dont certains ont été fatals.
Les réactions cutanées sévères sont considérées comme un effet de classe de toutes les époétines recombinantes humaines. Elles ont été plus sévères avec celles ayant une longue durée d'action. Leur fréquence n'a pas pu être déterminée mais leur survenue est très rare.

- À l'instauration du traitement par époétine recombinante humaine, les patients doivent être informés que les signes et symptômes suivants peuvent être évocateurs des réactions cutanées sévères : éruption cutanée étendue avec rougeurs, bulles au niveau de la peau et de la muqueuse buccale, des yeux, du nez, de la gorge, ou des parties génitales, précédée par des symptômes pseudogrippaux incluant fièvre, fatigue, douleurs musculaires et articulaires. Cela conduit souvent à une exfoliation et desquamation de la peau atteinte semblable à une brûlure sévère.

- Les patients doivent être informés au préalable de la nécessité de contacter immédiatement leur médecin et d'arrêter le traitement par époétine recombinante humaine s'ils présentent ces signes et symptômes.

- Un traitement par époétine recombinante humaine ne doit jamais être réinstauré chez un patient ayant eu des réactions cutanées sévères tels qu'un syndrome de Stevens-Johnson ou un syndrome de Lyell imputables à l'utilisation d'une époétine recombinante humaine.







En savoir plus :

- Lettre aux professionnels de santé (ANSM) du 22 septembre 2017 (cliquez ici)