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Entretien : "Contre les mirages de l'écologie doctrinaire"
Sylvie Brunel, Serge Cannasse le 05-12-19

Géographe, professeur à Sorbonne Université, Sylvie Brunel a travaillé 17 ans dans l’humanitaire. Elle publie Toutes ces idées qui nous gâchent la vie (JC Lattès, 2019, 280 pages, 18,90 euros).

 

Serge Cannasse : Vous donnez beaucoup d’importance aux questions alimentaires.

 

Sylvie Brunel : J’ai travaillé longtemps à Médecins sans frontières, puis à Action contre la faim. L’accès à la nourriture et à l’eau potable est un problème auquel nous avons été constamment confrontés. En France, comme dans les pays riches, nous avons oublié tout ce que nous avons dû vaincre pour assurer une alimentation abondante et de qualité. Nous ne savons plus que la faim a été un problème chronique pendant des siècles, et qu’encore récemment nous dépendions de nos importations pour notre nourriture. En quelques dizaines d’années, nos agriculteurs ont réalisé un travail considérable, grâce auquel la France fait aujourd’hui partie du petit nombre des pays exportateurs de produits agricoles. Les décourager en les accusant de tous les maux est extrêmement grave. Nous avons aussi oublié la sévérité des toxi-infections alimentaires qui ont fait des milliers de morts jusque dans les années 60-70. Aujourd’hui, nos produits sont sûrs, nos organismes de sécurité sanitaire excellents. L’oubli des risques de contamination bactériologique nous conduit à interdire un nombre croissant de molécules, à détester la chimie. Pourtant, il existe aujourd’hui une recrudescence des toxi-infections alimentaires liées notamment au fait-maison, voire à l’agriculture biologique : listérioses, ergot du seigle, mycotoxines, alcaloïdes liés à la présence de datura [...].

 

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