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Dossier CALCULS RÉNAUX ET URÉTÉRAUX
Paul Meria le 23-07-18

Chaque année, plus de 100 000 font l'objet d'un traitement urologique en France.

La maladie lithiasique urinaire (ou lithiase urinaire) a pour conséquence la formation de calculs dans les cavités urinaires. Cette dernière résulte d'une cristallisation de substances (calcium, phosphate, oxalate…) dont la concentration est excessive dans les urines en raison d'une augmentation de leur quantité et/ou d'un volume de diurèse insuffisant.
Depuis une trentaine d'années, grâce à la miniaturisation du matériel et à des appareils numériques d'endoscopie très performants, les traitements ont évolué vers des procédés miniinvasifs. La chirurgie à ciel ouvert a donc presque disparu au profit des techniques extracorporelles et endoscopiques, très efficaces et sûres.
La gestion des calculs doit s'accompagner d'une prise en charge de la maladie lithiasique pour réduire le risque de récidive.

ÉPIDÉMIOLOGIE
La prévalence de cette maladie est estimée en France à 10 %. Les patients de sexe masculin sont deux fois plus touchés, âge moyen de survenue : entre 35 et 40 ans. Le taux de récidive des calculs après traitement urologique est d'environ 50 % à 5 ans et 75 % à 10 ans en l'absence de prise en charge de la maladie. Si elle est correctement évaluée et traitée, ce taux est inférieur à 10 %.
L'incidence n'a pas cessé de croître depuis 50 ans dans les pays occidentaux. Les apports sodés et protéiques, qui ont augmenté au cours du XXe siècle, majorent la calciurie et donc favorisent la formation de calculs oxalocalciques (les plus fréquents). Syndrome métabolique et diabète sont des facteurs de risque, en particulier pour la lithiase urique. On note une histoire familiale dans près de 40 % des cas.
Les principales conséquences sont la morbidité induite par les coliques néphrétiques (CN) et le…