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oxygène
Cancer localisé de la prostate : s'il n'est pas agressif, dépister ne veut plus dire traiter !
François Desgrandchamps, Alexandra Masson-Lecomte le 20-04-17

On identifie désormais un groupe à bas risque d'évolution métastatique justifiable d'une surveillance active et non plus d'une prostatectomie d'emblée.


Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme en France avec, selon les données de la Haute Autorité de santé (HAS), 71200 nouveaux cas en 2011, devant le cancer du poumon (27500 cas) et le cancer colorectal (21500 cas). Il s'agit de la 3e cause de mortalité par cancer dans notre pays. Cette dernière décennie, l'intérêt de son dépistage par un dosage de l'antigène spécifique de la prostate (PSA) fait l'objet d'une controverse à la suite de la publication des données de deux grands essais prospectifs visant à évaluer l'effet d'un dépistage systématique sur la mortalité liée à ce cancer. L'essai européen ERSPC, méthodologiquement solide, a initialement échoué à prouver un bénéfice au dépistage par un dosage du PSA jusqu'à une seconde analyse avec plus de recul qui a permis d'identifier, grâce à ce dépistage, une baisse relative de 21 % du risque de mortalité par cancer de la prostate après 13 ans de suivi ; à 13 ans, un décès par cancer de la prostate est évité pour 781 hommes invités au…