Accidents exposant au sang en France | La Revue du Praticien
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Accidents exposant au sang en France
Nathalie Floret, François L'hériteau, Dominique Abiteboul, Catherine Verdun-Esquer, Anne Bergercarbonne, Christian Rabaud le 20-04-18

Infectiologie. La situation est contrastée concernant les accidents exposant au sang dans les trois secteurs de l'offre de soins. Si la situation s'est bien améliorée dans les établissements de santé, elle est moins bien documentée dans les établissements médico-sociaux et surtout en ville avec une sous-estimation probable.

Un accident exposant au sang est défini comme tout contact entre du sang ou un liquide biologique contenant du sang avec une peau lésée, une effraction cutanée (accident percutané, accident par piqûre ou coupure) ou une muqueuse (projection dans l'oeil ou la bouche).
Les accidents exposant au sang peuvent être responsables de la transmission d'agents infectieux tels que le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) ou les virus de l'hépatite B (VHB) ou C (VHC). Des séroconversions professionnelles ont d'ailleurs été rapportées dans la littérature. Le risque moyen de transmission après une exposition percutanée (par piqûre ou coupure) au sang d'un patient infecté est de 0,3 % pour le VIH, entre 0,5 et 3 % pour le VHC et entre 2 et 40 % pour le VHB en l'absence de vaccination ou d'immunisation antérieure. En France, une surveillance des contaminations professionnelles chez le personnel de santé a été mise en place par l'Institut de veille sanitaire (InVS) en 1991 pour le VIH, en 1997 pour le VHC et en 2005 pour le VHB. Au 30 juin 2012 et depuis le début des surveillances, le nombre déclaré de séroconversions chez le personnel de santé était de 14 séroconversions documentées pour le VIH (et 35 infections présumées) et de 70 séroconversions documentées pour le VHC. En revanche, aucune séroconversion VHB n'a, à ce jour, été rapportée.
La prévention de la transmission d'agents infectieux véhiculés par le sang ou les liquides biologiques lors des soins repose sur plusieurs mesures : la vaccination contre l'hépatite B des professionnels de santé obligatoire depuis 1991, le respect des précautions standard, l'utilisation rationnelle…